8b - En terre asiatique

Publié le par eric marquez

(Hong Kong et une partie de la Chine du Sud, en janvier 2006)

Hong (King) Kong Dimension

 

Je me suis senti tout petit, ce matin, en arrivant à Hong Kong par le train reliant l'aéroport à la ville. Disparaissant dans les brumes et baignant dans la mer, les innombrables buildings de la cité semblent autant de tours de Babel improbables.

En circulant dans Hong Kong, j'ai l'impression d'être un paysan qui découvre la ville ! La foule est compacte à perte de vue, tous les types de faciès asiatiques semblent représentés, mes yeux et mes oreilles sont saturés d'informations...
On m'aborde sans cesse, dans un anglais que je ne comprends pas, pour me proposer milles babioles high tech. J'atterris dans une chambre minuscule et sans fenêtre pour 17 euros, au 13ème étage d'un immeuble, dotée d'une télé et d'un système moderne de climatisation.
Je ne suis là que pour une nuit, ma destination étant la Chine. J'obtiendrai un visa le lendemain matin, par le biais de l'hotel, car il est déconseillé de s'y frotter seul quand on est un petit blanc bec...

En me promenant un peu, j'ai vu des échoppes proposant des jus de tous les fruits imaginables, j'ai vu un échafaudage de plus de 30 mètres de haut entièrement en bambous, je me suis vu proposer des massages à tous les coins de rue, j'ai croisé 10 occidentaux en 24 heures, et j'ai attrapé mal à la tête. Ici, c'est la King-kongième dimension !
En sortant du port par bateau, j'ai vue des milliers de grues et des centaines de millier de containers. Petite Marseille, pensais-je alors...

 

Une petite ville chinoise

Je débarque à Zhong Shan, une ville prétendument petite d'environ 600 000 habitants. Je n'ai pas d'argent chinois et les deux distributeurs du coin ne prennent pas les cartes internationales. C'est donc à pied que je m'engage dans l'avenue qui s'étend devant moi. 3 kilomètres plus loin, enfin une intersection ! Je décide de prendre à droite car il y a plus de lumière. Les passants que je croise me regardent avec insistance, l'air surpris. 2 kilomètres encore, et la ville proprement dites commence. Les moto taxis, les camions et les rares voitures, tout le monde klaxonnent à toutes occasions. Je croise des commerces, de nombreux petits restos, des boutiques de télécom, des vendeurs de fringues, de fruits et légumes, un comptoir tout petit au dessus duquel est écrit "Post of China", mais toujours pas de distributeurs. Sur le bord de la route, des corbeilles font office de poubelles, les rues sont sales et animées, et ça klaxonne...

Je finis par demander à la postière la direction d'un distributeur, en lui montrant ma carte bleue et après lui avoir donné du "Nijao" (bonjour), le seul mot chinois que je connaisse. Très gentiment, elle m'écrit en chinois sur une feuille qu'elle me tend...
J'explique par geste que je ne parle pas chinois mais elle ne semble pas imaginer cette éventualité. Quelques minutes plus tard, après avoir beaucoup écrit en chinois sur la feuille, elle finit par me montrer une direction du doigt... Ouf !
Je trouve le distributeur, j'attend mon tour, deux personnes me passent devant sans la moindre gêne, et pour finir, je constate qu'il est hors service, mais que tout le monde essaye quand même ! (Ici, on ne s'embarasse pas de courtoisie, c'est comme dans les bus et les métros, chacun se rue littéralement sur les places libres. C'est comme ça)
Je finis par en trouver un autre qui marche. Plus loin, je demande un hotel à quelqu'un qui m'y amène. La réceptioniste a l'air mécontente que je vienne chez elle, je comprendrais dés la première nuit que je suis tombé sur un hotel de passe.

Durant trois jours, j'explore la ville qui s'étend sur plusieurs kilomètres dans toutes les directions. Il y a des tas de supermarchés kitchs et flambant neufs à étages, des marchés peut être millénaires, des stands de nourritures et de babioles diverses absolument partout, ouverts de jour comme de nuit. On trouve beaucoup de petites échopes ambulantes (un vélo auquel est accolé un présentoir, une marmite, ouun panier à bouteilles). Tout se vend, tout se bouffe, c'est la débrouille, l'art commercial de la Chine, c'est le bordel joyeux !

L'acceuil n'est pas des plus chaleureux, on sent que les touristes, pour eux, c'est plus un phénomène bizarre qu'autre chose. Dans les restos et dans la rue, les gens me regardent avec insistance, me montrent du doigt, y vont de leur commentaire, mais sans s'adresser à moi. Pour communiquer, il faut que je les mette en confiance, que j'aille d'abord vers eux. Je comprendrai plus tard pourquoi les gens ont tendance à m'éviter. Ils sont souvent gênés de ne pas parler anglais et ont donc peur de "perdre la face"... En chine, on ne doit pas perdre la face. C'est très important.

Concrètement, le fait de ne pas parler chinois couplé à leur susceptibilité transforme mon séjour en parcours du combattant. Obtenir la moindre info requiers une patience infinie et je me sens quelquefois proche de la crise de nerfs.

Néammoins, ce que je vois ici me fascine. La nourriture est infiniment variée (les jolies filles aussi !), la vie est grouillante, tout est dépaysant. Et je sens l'éffervescence due à l'approche du nouvel an chinois, le plus grand évènement et la principale période de congé (1 à 2 semaines) pour les chinois.

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Publié dans VOYAGE

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L
Bon, c'est l'heure d'aller manger!Alors elles sont où les recettes pour cuisiner - tout le monde, les conseils pour bien gérer son couple et celui des autres, les indices pour avancer vers les Dieux de l'Univers et du reste, enfin, j'ai pas encore trouvé vraiment tout c'qu'il faut... mais j'aime bien ton sens critique! Moi ça m'fait marrer...
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