Un autre monde, oui, mais qui s'y met ?

Publié le par eric marquez

Un autre monde est possible, entendons-nous dire chez les antilibéraux. Un monde plus solidaire, plus juste, dans lequel la loi du profit à tout prix et du plus fort ne serait plus.

 

Pour ma part, je suis carrément pour. Et d’ailleurs, je me demande comment on pourrait être contre, du genre : « Non, moi je veux un monde injuste et pourri ! » Même parmi les riches de la planète, je doute que leur conception du monde se pose en ces termes là.

 

Alors, bon, pourquoi ce nouveau monde ne s’impose t-il pas de lui-même ?

 

Les gens de droite ont à ce sujet une opinion intéressante : Ce n’est pas possible, c’est utopiste. Il y a toujours eu des pauvres et des riches, des forts et des faibles. C’est la vie.

 

Bien sûr, nous, en face, on leur réplique aussi sec : mais non c’est pas impossible, il suffirait juste qu’on décide tous clairement que nous voulons que ça change !

 

Et là, un ange passe, car on vient de soulever une deuxième question intéressante : est-ce qu’on s’est tous décidé clairement ?

 

Ca ferait du tort à nos grandes idées si l’on évaluait tous ceux qui se réclament de l’antilibéralisme sur les points suivants : triage des déchets, modes de consommation, modes de déplacement, et puis jusque dans les détails : dans quelle école mettez-vous vos enfants, où placez-vous vos économies, combien d’heures par semaine regardez-vous la télévision ? …

 

Car vous vous en doutez, être antilibéral, c’est être pour la décroissance soutenable, pour le respect de l’environnement, contre la spéculation boursière (et jusqu'aux comptes d'épargne avec un taux d’intérêt…), et j’en passe.

 

Changeons nos pratiques dans la vie quotidienne, en parallèle d'éventuelles actions militantes et/ou politiques, et alors rien ne nous résistera.

Publicité

Publié dans POLITIK

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article