Histoire de voile

Publié le par eric marquez

C'est la faute des femmes si je suis un écorche vif. J'en vois une que je trouve attirante - c'est parfois son regard, sa démarche, ses gestes, son sourire - alors je la regarde, bouche ouverte comme dans la tente du bonheur... Et puis elle disparaît, toujours brutalement, sauvagement, et chaque fois un morceau de moi est arraché ; c'est terrible.

 

Pourquoi font-elles cela ? Elles le sentent bien, quand je les regarde comme ça, que je les trouve charmantes à coller, et qu'en s'en allant ainsi, elles vont m'arracher un morceau d'enfance, que je vais être encore un peu plus écorché, si bien qu'à force je suis tout sanguinolent et que je laisse des traces sur le sol quand je marche et que tout le monde me repère et que c'est dégueulasse cette traçabilité, bordel !

Mais elles s'en curent...

 

Ne pourraient-elles pas venir vers moi, me dirent qu'elles m'aiment, que j'ai l'air mignon, ou bien me faire un petit bisou sur la joue, enfin faire quelque chose qui m'aide ?

Parfois, j'ai envie de leur crier : "Je ne suis pas un plant de maïs transgénique, ne m'arrachez pas (à vous) !", mais je doute qu'elles me comprennent... De toute façon les femmes ne comprennent pas.

Et surtout elles sont cruelles. Elles maternent leurs enfants par obligation século-génétique, mais elles s'en foutent pas trop mal de moi, parce qu'elles sont pas altruistes pour un saoul ni pour qui que ce soit d'ailleurs ; c'est bien connu de ceux qui le savent.

 

A la fin…, j'ai compris que ma seule chance, c'est l'automédication. Je vais donc me coller avec une femme attachante, et je porterai un voile pour ne pas voir toutes les autres, puisque leur attitude m'y oblige !

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Publié dans BLABLA

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